Chapitre 1Le commencement
Cette aventure commença le dix-sept novembre deux mille vingt, Jérémie rentra d'un repas de famille et à son habitude, avant de rentrer chez lui, le jeune homme aimait regarder la ville d'Annonay depuis ses hauteurs. Jérémie était un jeune homme très classique, des cheveux bruns mi-longs et une barbe mal rasée avec des trous par endroit. Son style vestimentaire est... comment dire ? Banal. Jérémie portait souvent un jean et un sweat-shirt à capuche gris, mais sa tenue préférée était un ensemble noir composé d'un sweat-shirt et d'un bas de survêtement large. Le jeune homme portait aussi une paire de lunette noire rectangulaire, Jérémie faisait taire son caractère la plupart du temps. Il n'aimait pas les injustices, mais il savait que les actes d'un homme, seuls, ne changeraient rien. Jérémie essayait de régler chaque conflit par la parole, mais quand il fallait utiliser la force, cela devenait un souci pour lui. Il n'avait pas peur de ce qui pouvait lui arriver, mais de ce qu'il pouvait faire aux personnes en face de lui. Pour lui, son plus grand défaut était sa gentillesse, il n'hésitait pas à toujours être là pour les personnes qui l'ont aidé ou lui ont apporté un tant soit peu de l'affection, ce qui lui valut énormément de déceptions amicales ou amoureuses.
Jérémie aimait la pop culture en tout genre et la technologie. Le jeune homme était un fan de mangas inconditionnel, à tel point qu'il avait même déjà réfléchi à tous genres de sorts ou de magie qu'il utiliserait dans ces mondes imaginaires. C'est son grand frère qui l'initia aux mangas, grâce à lui, il avait découvert un monde dans lequel Jérémie pouvait s'échapper de tousses soucis, mais c'était aussi une manière de le faire grandir, et ce, que ce soit dans sa façon de penser ou d'interagir avec les autres. Avant de rentrer dans son petit appartement dans le centre d'Annonay, Jérémie observa les étoiles depuis un muret au bout du chemin des terres par une froide nuit de novembre et pensa à ces années qu'il passa seul dans son appartement. Jérémie avait une famille aimante et des amis sur qui il pouvait compter, et malgré tout ça, il se sentait seul. Ce sentiment de solitude qui lui pesait tant devint son colocataire avec le temps.
Juste avant de rentrer une aurore verte apparut dans ce ciel obscur parsemé de lumière, Jérémie fut hypnotisé par cette lueur d'un vert émeraude, cette lumière se rapprocha du jeune homme et l'engloba en un instant et quand cette aurore disparut, Jérémie avait disparu aussi. Le jeune homme se réveilla le lendemain matin au sommet du mont Miandon. « C'était quoi, cette lumière, et pourquoi il fait jour ? se demanda Jérémie en se levant et en regardant autour de lui. » Il aperçut à quelques mètres de lui une grande pierre circulaire sur laquelle quelque chose était noté, mais illisible à la distance où il se trouvait. En se rapprochant, les inscriptions sur la pierre ne pouvaient être lues totalement, des plantes grimpantes empêchaient de lire correctement. Jérémie enleva les plantes sur la pierre et lut l'inscription. « Réserve naturelle des bêtes fantastiques du mont Miandon, lut Jérémie à voix haute. Je me disais bien que ce paysage me disait quelque chose, mais je ne vois pas l'antenne du mont Miandonet quelle est cette histoire de bêtes fantastiques. Bon, pas le temps à perdre du temps sur ce genre de détail, autant mieux rentrer chez soi. »
Jérémie prit le chemin du retour et n'arrêta pas de regarder la végétation autour de lui. « C'est dingue, comment les arbres, ainsi que toutes les plantes, sont si verdoyants, c'est comme si quelque chose dans l'air leur donnait cet éclat si luxuriant et l'oxygène est si pur ! » pensa Jérémie en prenant une grande bouffée d'air. Le jeune homme continua son bout de chemin et à travers les arbres, il vit au loin un immense nuage noir. La seconde suivante, une odeur de feu se mélangea dans l'air. Jérémie se mit à courir, pour voir d'où provenait cette odeur de brûlé plus clairement. En s'approchant de la fumée, il pensa que la ferme près du mont Miandonavait prisfeu. La supposition du garçon fut juste, en arrivant devant la ferme, il put voir des flammes immenses s'échappant du toit.
Devant la ferme se trouvait un groupe de quatre hommes à capuche qui rigolaient devant ce feu ; c'est à cet instant que le sang de Jérémie bouillonna. Le jeune homme prit un appui si ferme avec son pied que le sol éclata et en quelques secondes, il arriva vers la bande de malfaiteurs. Arrivé à distance de frappe, Jérémie lança un coup de poing au premier venu qu'il esquiva avec grande facilité.
« Tiens, un gêneur ! s'exprima le chef des bandits.
- Pourquoi attaquez-vous cette ferme et les personnes qui s'en occupent ? demanda Jérémie sur un ton colérique.
- Et de quoi tu t'occupes ? Ce ne sont pas tes affaires. Alors, laisse-nous tranquilles, dit le chef des hommes à capuche.
- Certes, ce ne sont pas mes affaires, mais quand je vois des injustices ou des personnes qui font du mal volontairement, je ne peux pas rester sans rien faire. De plus, s'occuper des affaires des autres, c'est l'essence même d'un héros », s'exprima Jérémie d'un air ferme.
Le chef des bandits éclata de rire en se tenant le ventre. Après une dizaine de secondes, il s'arrêta de rire et lança un regard sombre à Jérémie. « Un héros, dis-tu, fais-moi rire. Tu es juste un homme qui ne sait pas rester à sa place et on va t'apprendre à rester à ta place. Les gars, entourez-le, dit l'homme à capuche en faisant un geste à ses compagnons de sa main droite. » Les sbires du chef entourèrent Jérémie de part et d'autre tandis que leur chef resta en face du jeune homme. Jérémie observa les hommes à capuches se mettre en place. « Bon OK, Jérémie, tu t'es mis dans une mouise pas possible. Ils sont quatre et toi tu es tout seul, il y a très peu de chance que tu ressortes de ce combat convenablement », pensa Jérémie en regardant ses opposants. Jérémie faisait de la boxe depuis l'âge de neuf ans, il n'aimait pas se battre en dehors d'un ring. Pour lui, ce sport lui avait appris le respect envers son adversaire cela l'avait fait grandir que ça soit mentalement ou physiquement. Mais quand ce fut pour défendre des valeurs qui lui sont chères et qu'il fallait en venir aux mains, il n'hésitait pas à utiliser ce qu'il avait appris durant ces années d'entraînement et se mit garde.
Le jeune homme se lança à l'assaut sur son opposant de droite qui riposta aussitôt avec un coup de poing, mais Jérémie l'esquiva avec grande aisance et riposta aussi avec un direct du gauche au visage. Il avait mistellement de force dans ce coup, qu'il envoya valser son adversaire à une dizaine de mètres au loin. « C'est quoicette force ? » pensa Jérémie en regardant sa main gauche. L'instant suivant un sourire se dessina sur son visage. Jérémie se replaça pour faire face aux trois adversaires restants, les deux sbires restants attaquèrent le jeune homme en même temps, Jérémie resserra sa garde pour encaisser le coup, un des sbires suivit Jérémie et l'attrapa par le sweat-shirt, le jeune n'arriva pas à porter un coup à son adversaire. « Allez, Jérémie, utilise ta tête ! Mais oui, c'est ça », pensa Jérémie en frappant son adversaire avec un coup de boule ce qui mit KO son adversaire sur le coup. Le sbire restant hésita à attaquer Jérémie et il fit un pas arrière, mais leur chef se trouvait derrière lui. « Je n'ai pas besoin d'homme aussi lâche », dit le chef des bandits en poignardant son acolyte dans le dos. L'homme de main tomba au sol dans une mare de sang et le chef des bandits enjamba le corps inerte pour s'avancer vers Jérémie tout en tendant sa main droite devant. « Tu vois ce qu'il se passe, monsieur le héros, quand tu t'occupes des affaires des autres. Je vais régler cette histoire en un clin d'œil », s'exprima le bandit.
L'air ambiant changea, il devint de plus en plus chaud, dans le creux de la main de l'homme à capuche une boule de feu se forma petit à petit. Cette boule de feu commença à grandir jusqu'à atteindre la taille d'une balle de base-ball. « Attends, c'est moi ou il a formé une boule de feu, est-ce que je suis vraiment au mont Miandon», pensa Jérémie d'un air ahuri. C'est à cet instant qu'une petite fille d'une dizaine d'années sortit de la ferme en flamme, en voyant cette fillette, le brigand se tourna vers elle.
En observant son adversaire lui tourner le dos, Jérémie comprit les attentions de son adversaire et courut vers l'enfant. « Voyons voir si tu es un vrai héros », dit l'homme à capuche en lançant sa boule de feu sur la jeune fille qui tomba au sol à cause de la fumée de l'incendie. Jérémie qui avait deviné ce que le brigand comptait faire s'interposa bras tendu entre la boule de feu et la fillette, l'attaque frappa Jérémie dans le dos de plein fouet. Jérémie encaissa le coup tant bien que mal, la douleur du coup pouvait se lire sur son visage.
« Est-ce que ça va, petite, tu n'as rien ? demanda Jérémie à l'enfant en lui faisant un sourire.
- Non, je n'ai rien, dit la fillette apeurée.
- Parfait ! écoute-moi, s'il te plaît, je vais me retourner vers l'homme à capuche et à ce moment-là il faudra que tu coures le plus vite possible dans les bois. Je te protégerai le temps que tu te mettes à l'abri, quand tout sera fini, je partirai te chercher, je te le promets, s'exprima Jérémie en gardant le sourire malgré la douleur.
- Mais vous avez mal, monsieur, dit la fillette.
- Ne discute pas, s'il te plaît. »
Jérémie se retourna vers son adversaire et la petite fille se mit à courir de toutes ses forces dans la forêt. L'homme à capuche lança à plusieurs reprises des boules de feu sur la fillette, mais Jérémie fit tout pour la protéger avec son corps. Le dernier impact fit tomber Jérémie au sol qui regarda la petite fille s'enfoncer dans les bois. « Parfait ! elle est à l'abri », pensa Jérémie en essayant de se relever. Une fois debout, le jeune homme se tourna vers son adversaire qui, lui, avait déjà préparé sa prochaine attaque. La boule de feu grossit encore et encore, le bandit lança cette sphère incandescente, la chaleur qui se dégagea de l'attaque brûla le sol. Jérémie, à bout de force, n'arriva plus à faire un pas à cause de la douleur, ses bras étaient lourds et pleins de contusions. Les manches et le dos de son sweat-shirt étaient brûlés. Juste avant d'encaisser l'attaque dans un dernier élan de lucidité Jérémie réussi à se mettre en garde, Il utilisa le style du tigre de Naniwa. Le bandit lança une seconde attaque dans la foulée, mais Jérémie à bout de force ne fit plus aucun geste. Il ne pouvait qu'observer l'attaque de son adversaire lui foncer dessus. « Je suis désolé, petite. Je ne pourrai pas venir te chercher », pensa Jérémie en observant la boule de feu qui se refléta dans le fond de son œil.
À quelques secondes de l'impact, la boule de feu disparut en un clin d'œil et un homme à casquette apparut devant Jérémie.
« Je m'occupe du reste, gamin, s'exprima l'homme mystérieux d'une voix grave et douce.
- Classe l'entrée en scène, dit Jérémie en s'évanouissant.
- Qui es-tu ? demanda l'homme à capuche.
- Moi, juste quelqu'un qui passait dans le coin, répondit l'homme mystérieux.
- Alors, n'interfère pas dans mes affaires, sinon tu subiras le même sort, s'exprima l'homme à capuche en pointant Jérémie au sol.
- Essaye déjà de me faire passer cette ligne et après on en reparla, répondit l'homme mystérieux en traçant une ligne avec son pied droit.
- Tu vas regretter tes dernières paroles », dit le chef des brigands.
L'homme à capuche lança une première boule de feu qui disparut à quelques centimètres de son adversaire. Par la suite, il enchaîna une série de plusieurs attaques flamboyantes qui finirent par disparaître à leur tour. Cinq minutes passèrent, l'homme qui aidait Jérémie n'avait toujours pas bougé d'un millimètre, tandis que l'homme à capuche était essoufflé, ces attaques à répétition l'avaient épuisé. Quant à l'homme qui se tint devant Jérémie, il se mit à bâiller. « C'est déjà fini à ce que je vois, c'est donc mon tour de passer à l'attaque. » L'homme mystérieux tendit sa main droite au ciel et il créa une immense boule de feu en absorbant les flammes de l'incendie. Devant ce spectacle, le chef des brigands ne put bouger un membre. Son corps se mit à trembler de peur. L'homme mystérieux lança son attaque sur son opposant, la charge incandescente creusa un sillon dans le sol, l'homme à capuche tomba sur ses fesses et n'arriva pas à se mouvoir pour esquiver l'attaque. La lueur de l'attaque se refléta dans les yeux de l'homme à capuche qui par la suite ferma les yeux. Juste avant l'impact, la boule de feu disparut. Le chef des brigands rouvrit son regard et vit l'homme mystérieux devant lui, accroupi. « Bouh ! » s'exprima le l'homme mystérieux sur un air moqueur. L'homme à capuche cria de peur, essaya de se relever, mais trébucha en essayant de se relever puis partit dans la direction opposée.
L'homme mystérieux éclata de rire en le regardant partir. « Bon, et si je m'occupais des quelques flammes restantes», s'exprima l'homme mystérieux en se dirigeant vers la ferme. L'homme mystérieux tendit sa main droite vers l'incendie, il claqua des doigts et une pluie torrentielle tomba sur la ferme pour éteindre l'incendie. « Et maintenant au gamin. » Il s'occupa des brûlures que Jérémie avait sur les bras et le dos, des bulles d'eau se déposèrent sur les brûlures qui lui procurèrent des soins rapides. Une fois les premiers soins appliqués, il invoqua un chien aussi grand qu'un loup et lui ordonna de retrouver la petite fille.
Jérémie se réveilla après une douzaine de minutes et essaya de se relever, mais le jeune homme n'y arriva pas à cause de la douleur.
« Vas-y doucement, tu as de sérieuses brûlures, dit l'homme mystérieux d'une voix calme.
- Merci beaucoup, mais j'ai encore du mal à comprendre ce qu'il se passe, s'exprima Jérémie allongé sur le sol.
- Comment ça ? demanda l'homme mystérieux
- Tout à l'heure, c'est moi ou l'homme à capuche a pucréer une boule de feu comme par magie, dit Jérémie.
- Je te confirme que tu n'as pas rêvé, mais tu n'as pas l'air familier aux arts du mana. En tout cas, ce fut extrêmement courageux de ta part de te battre et de protéger cette petite fille, dit l'homme mystérieux.
- En parlant de la petite fille, je lui ai promis de la chercher, une fois terminé ici, s'exprima Jérémie en se relevant avec difficultés.
- Du calme ! va doucement, je m'en suis occupé, j'ai invoqué un de mes chiens traqueurs qui est parti à la recherche de la petite », dit l'homme mystérieux.
Jérémie vit le visage de son sauveur et resta figé. L'homme mystérieux ressemblait à un tatoueur que Jérémie suivait sur les réseaux sociaux. L'homme était grand en taille, il portait une casquette de type snapback, une barbe complète très sombre ainsi que des piercings aux oreilles et un au nez et de nombreux tatouages.
« J'ai quelque chose sur le visage pour que tu me fixes comme ça ? demanda l'homme à la casquette.
- Non, pardon, j'ai cru voir un visage connu, dit Jérémie sur un ton songeur. Il ressemble trait pour trait à Saiyajink, pensa Jérémie.
- Et comment t'appelles-tu ? demanda l'homme à la casquette.
- Jérémie Courty, monsieur, répondit Jérémie.
- Pas besoin de monsieur avec moi, appelle-moi Jink
- Enchanté, Jinket merci d'être intervenu, mais est-ce que je peux savoir où nous nous trouvons ? demanda Jérémie en regardant autour de lui.
- Nous sommes dans la réserve naturelle des bêtes fantastiques du mont Miandonà Annonay.
- C'est cette partie fantastique que je ne comprends pas très bien. Tout a l'air pareil, mais si différent à la fois, s'exprima Jérémie.
- Pourquoi ? D'où viens-tu ?
- Je suis d'Annonay aussi, mais je n'ai jamais vu quelqu'un faire une boule de feu aussi facilement et il n'y a jamais eu de réserve fantastique dans l'Annonay que je connais, répondit Jérémie sur un ton agacé.
- Comme si tu venais d'un... Jinkfut interrompu par l'aboiement de son chien.
- Est-ce qu'il y a un souci, Jink?
- Non, rien du tout. Regarde l'entrée du mont Miandon, répondit Jinken pointant l'entrée de la réserve. Le chien que Jinkinvoqua précédemment revint accompagné de la jeune fille. La fillette courut en direction de Jérémie.
- Vous allez bien, monsieur ? demande la petite encore tremblante de peur.
- Oui, ne t'inquiète pas pour moi et toi ma grande ? s'exprima Jérémie en se mettant à hauteur de la petite.
- Je vais bien grâce à vous, monsieur, dit la fillette d'une voix douce.
- Tu peux m'appeler Jérémie. Pas besoin de monsieur.
- Dis-moi, ma grande, où sont tes parents ? demanda Jink.
- Ils sont partis faire des courses, ils m'ont demandé de surveiller la ferme et après qu'ils furentpartis j'ai entendu du bruit dehors et tout d'un coup, le toit de la ferme a pris feu, répondit la fille.
- D'accord, nous allons attendre avec toi que tes parents arrivent », dit Jinken se mettant à hauteur de la petite fille.
Les parents de l'enfant arrivèrent au bout d'une trentaine de minutes et en voyant la fumée, ils furent paniqués. Mais quand ils virent leur fille en pleine forme, des larmes de joie coulèrent sur leurs joues. La mère de l'enfant courut vers sa fille.
« Est-ce que tu vas bien, ma princesse ? demanda la mère en vérifiant que sa fille n'ait rien.
- Oui, maman, grâce aux messieurs là-bas, répondit l'enfant en pointant Jinket Jérémie. Les parents s'avancèrent vers Jérémie et Jink
- Merci beaucoup, messieurs, d'avoir pris soin de notre fille, s'exprima le père de l'enfant.
- Moi, je ne suis pour rien je suis arrivé à la fin, c'est ce jeune homme qui a protégé votre fille, dit Jinken faisant un pas de retrait pour mettre Jérémie en valeur.
- Tousnos remerciements, monsieur, dit la mère soulagée de voir sa fille saine et sauve.
- Ce n'est rien, pas besoin de me remercier, vous avez une fille extrêmement courageuse, s'exprima Jérémie en mettant sa main droite sur la tête de la petite fille.
- Oui, je suis aussi courageuse que les membres de l'escouade valkyrie, dit la petite fille en montrant, c'est muscle.
- Alors continue comme ça ma grande, dit Jérémie.
- Bon et si nous partons, Jérémie, je vais t'emmener à l'hôpital pour qu'on te prodigue des soins plus importants, s'exprima Jinken tapotant l'épaule du jeune homme.
- D'accord, Jink,mais l'hôpital n'est pas un peu loin à pied, supposa Jérémie.
- Parce que tu crois que nous y allons à pied. Regarde bien notre moyen de locomotion. Nuée viens à moi », s'exprima Jinken tendant sa main droite.
Après les mots de Jink,un énorme nuage de fumée apparut tout d'un coup et un aigle immense apparut sous les yeux ébahis de Jérémie. L'aigle avait un plumage d'un blanc immaculé sur son ventre les plumes du reste de son corps étaient d'un marron caramel. Le battement d'ailes de l'aigle géant créa une légère bourrasque. Jinkcaressa Nuée dans le cou.
« Tu montes Jérémie ? s'exprima Jinken regardant Jérémie.
- Euh... Oui, j'arrive, dit Jérémie en hésitant à monter sur l'aigle. »
L'aigle sentit que Jérémie hésita à monter et s'abaissa pour aider Jérémie à monter sur son dos. Jinkaida aussi Jérémie à monter sur le dos de Nuée.Jinklui se tint debout sur le dos de l'aigle, Jérémie s'accrocha fermement au plumage. « Accroche-toi bien, il risque d'y avoir quelques secousses au décollage », s'exprima Jink. Le rapaceouvrit ses ailes et en un battement d'ailes, l'aigle se propulsa dans les airs. Jinket Jérémie s'élevèrent de plus en plus et la petite les suivit au sol en leur faisant un geste de la main en guise d'au revoir.
Chapitre 2Un nouveau monde
Juste après leur départ à dos d'aigle Jinket Jérémie se dirigea vers l'hôpital le plus proche, mais sur le chemin le ventre de Jérémie gargouilla.
« Ah, je vois que quelqu'un commence à avoir faim, dit Jinksur un air hilare en se retournant vers Jérémie
- Oui et pas qu'un peu,je mangerai toute la carte d'un McDo,tellement j'ai faim ! s'exprima Jérémie en tenant son ventre.
- Un McDo? demanda Jinksurpris par mot employé par Jérémie.
- Vous n'avez pasde McDoici, vous ratez quelque chose, pour faire simple, c'estune chaîne de restauration rapide qui fait des burgers, répondit Jérémie.
- Alors on n'a peut-être pasde McDo, mais ce que je peuxte proposer c'est de se prendre un burger au BHB, parla Jinken s'asseyant en tailleur devant Jérémie.
- Vas-y, je, suis chaud ! dit Jérémie en se levant d'un bond. Mais j'y pense je n'ai pasmon portefeuille sur moi pour payer.
- Ne t'inquiète pas pour ça, je t'invite pour te remercier de l'aide que tu as apportée à cette enfant et je vois que tu as déjà récupéré de tes blessures, dit Jinkd'un calme bienveillant.
- C'est vrai que je ne ressensplus trop la douleur, dit Jérémie en bougeant son buste.
- Bon, parfait ! nous changeons de direction alors. Nuée, direction le BHBet çanous fera l'occasion de mettre au clair cette partie fantastique », s'exprima Jinken tapotant le dos de son aigle.
Le restaurant dont parla Jinkse situa au même endroit que le McDode Davézieux. L'odeur alléchante de la viande se propagea dans l'air et se sentit à une centaine de mètres. L'odeur titilla le nez de Jinket Jérémie qui en bavèrent d'avance. Depuis la hauteur de vol, Jérémie reconnut le lieu.
« Mais on est à Davézieux? dit Jérémie surpris.
- Oui, tout à fait, accroche nous entamons la descente.
- Là, je comprendsplus rien du tout, des boules de feu qui apparaissent comme par magie, des lieux qui ressemble à ceux que je connaisse, il manquerait plus que je croise des personnes que je connaisse vraiment, pensa Jérémie en regardant les alentours.
- Tu viens, j'ai faim moi avec cette odeur, s'exprima Jinken attendant Jérémie devant la porte du restaurant.C'est à ce moment que le rapace géant glatit et battit des ailes en guise de mécontentement. Pas besoin de faire un caprice comme ça, tu aurasle droit à ton burger toi aussi. »
Jérémie rigola devant cette scène et rentra dans le restaurant après Jink. Les effluvesdans l'air furent si succulents que Jérémie respira à pleins poumons. « Alors de quoi as-tu envie? demanda Jinken regardant la carte du restaurant.
- Un burger avec du bacon et du cheddar, dit Jérémie en regardant de partout.
- Très bon choix, jesais ce qu'il te faut, trouve-nous une place et j'arrive une fois la commande prête.
- Sans problème, Jink. »
Jérémie trouva une place sur une table au fond de la pièce, Jinkarriva à table après cinq bonnesminutes, il posa les plateaux sur la table. Le burger de Jérémie luit d'une fine couche de beurre fondu, le bacon était parfaitement grillé, la graisse fut légèrement translucide, on pouvait apercevoir aussi les légères marques du gril, le cheddar qui était d'un jaune cassé fonda et coula sur une viande saisietrès fortement sur le grill pour créer une couche grilléeet cuit sous une cloche pour garder une viande moelleuse. Jérémie admira ce burger pendant quelques secondes.
« Bon appétit, dit Jinktout en s'asseyant devant Jérémie.
- Bon appétit à toi aussi et encore merci », répliqua Jérémie en prenant le burger dans ses mains.
Jinkn'eut pas le temps de dire un mot que Jérémie croqua dans son burger à pleine bouche, il enchaîna plusieurs bouchéesd'affilée, mais à un moment, maisà cause de sa gourmandise un morceau du burger passa de travers, Jérémie prit une grande gorgée de soda pour faire descendre la portion bloquante. Un sourire se dessina sur son visage en regardant cette scène comique devant lui. Après le burger Jérémie termina les frites et son soda, quantà Jinkil n'avait mangé que la moitié de son plateau. Le jeune garçon s'installa au fond de son siège et se tint le ventre en guise de signe après avoir bien mangé.
« Ce burger, c'étaitune tuerie Jink
- Pour moi, ils fontles meilleurs burgers de la région, maintenant que tu esrassasié, si nous parlons un peut si tu veuxbien. J'aimerais que tu m'expliquesce qu'il t'est arrivé pour être au mont Miandon, s'exprima Jinkd'un ton sérieux.
- Je rentraichez moi après un repas de famille et par habitude, j'aime bien observer la ville la nuit depuis un endroit à Annonay. Juste avant de rentrer chez moi, une aurore d'un vert émeraude apparue dans le ciel, cette lumière m'a comme hypnotisé et l'instant d'après je me suis réveillé en haut du mont Miandonenfin si c'est vraiment le Mont Miandon. En voyant que j'étais au mont Miandon,j'ai décidé de rentrerchez moi, mais une fois au niveau de la ferme, il y eutces malfaiteurset pour la suite tu la connais, s'exprima Jérémie en se tenant droit dans son fauteuil.
- Je peuxte confirmer que tu es bel et bien à Annonay. Mais je n'ai pas l'impression que c'est ton Annonay on vadire. Si j'ai bien compris dans ton monde, il n'y a pas de mana dans ton monde, dit Jinken joignant ses mains sur la table.
- Qu'est-ceque c'est, le mana ?
- Comment expliquerça facilement pour pas trop t'embrouiller la tête, le mana est comment dire une sorte d'énergie qui se trouve dans tous les êtres vivants de ce monde, elle se trouve aussi dans la nature que çasoit de la simple pousse d'herbe aux bêtes fantastique, parla Jinkd'un ton bienveillant.
- Par bêtes fantastiques, tu pensesà quoi Jink? Si tu me disdes dragons et des fées, je confirme que je ne suis pas dans mon monde, dit Jérémie d'un air moqueur.
- Alors, il n'y a plus de... Jinkn'avait pas fini sa phrase qu'il fut interrompu par une serveuse du restaurant.
- Excusez-moimonsieur Jink est-ce possible d'avoir un autographe s'il vous plaît ? demanda la serveuse en tendant un morceau de papier et un stylo à Jink
- Oui, bien sûr, répondit Jinken prenant le papier. Jérémie ne peut s'empêcher de regarder la serveuse attentivement.
- Jérémie ! Hé oh, Jérémie ! Est-ce que tu m'écoutes? demanda Jinken forçant sur sa voix.
- Excuse-moi! La serveuse ressemble à une personne que je connais de mon monde, dit Jérémie troublé par la serveuse.
- Donc je ressemble à une personne de ton monde, tu as fait la même tête quand tu m'as vue la première fois, dit Jink.
- Dans le mille, tu ressemblesà un tatoueur que je suis sur un réseausocial. Et quand je t'ai vu, j'étais surpris de te voir devant moi, enfin j'ai cru que tu étaisce tatoueur, mais tu esune tout autre personne. Mais dis-moi Jink, est-ce que tu peuxm'expliquer pourquoi tout le monde nous regarde ? demanda Jérémie en montrant du doigt la salle.
- Je crois que c'est le moment de s'éclipser, dit Jinkdiscrètement
- Euuh... OK
- Attend près de Nuée je vais lui prendre un burger sinon elle vafaire un caprice encore, s'exprima Jinken se levant de la table.
- Elle ? dit Jérémie surpris par la révélation.
- Eh oui, cette grande bête qui nous attend dehors est une fille, s'exclama Jinken souriant.
- Je comprendsmieux ce caprice, dit Jérémie sur un air moqueur.
- Et encore, ce n'est rien là.Je te dispas le caractère qu'elle a
- Comme toutesles femmes, j'ai envie de dire. Jérémie sortit du restaurant pendant que Jinkcommanda un burger pour Nuée. Alors tu es une fille, ma grande », dit Jérémie en s'approchant de l'aigle géant.